Rencontre brute sous la pluie : l’errance sensuelle de Marcel au bord du canal
La pluie fouette l’auvent de cette grande bâtisse en bois, blottie au bord du canal. Trempé jusqu’aux os, mon ciré colle à ma peau comme une seconde épiderme glacé. Sac alourdi d’eau, je frappe à la porte lourde. Elle grince. Un colosse barbu m’ouvre, torse bombé sous chemise ouverte. “Entre, gamin, t’es un noyé.” Odeur de tabac froid et bière éventée m’enveloppe. Le bar est désert, lumière tamisée d’une lampe à pétrole danse sur les tables cirées. Feu de cheminée craque, ronronne comme un moteur de péniche au ralenti.
Je commande une bière tiède. Mes mains tremblent. Lui s’appelle Louis, marinier solitaire sur une bargue amarrée dehors. On cause peu. Mon regard glisse sur ses biceps noueux, sa braguette tendue. Liberté totale ici, loin de la Jeanne, du père Mathieu qui m’a viré comme une tapette. Personne me connaît. Errance grisante, corps affamé de contact. Il capte mon oeil. Sourit carnassier. “T’aimes les mecs, hein ? Viens, j’ai une chambre à l’étage.” Pas de résistance. Frisson de l’imprévu me hérisse la peau. On monte l’escalier étroit, planches gémissent sous nos pas lourds.
L’Approche : frisson de liberté et rencontre fortuite
Chambre exiguë, draps frais sentent le linge propre et l’humidité du canal. Lumière filtrée par rideaux sales projette ombres longues. Pluie tambourine dehors, couvre déjà nos souffles courts. Il me plaque au mur, bouche vorace sur la mienne. Goût de tabac et sueur salée. Mains calleuses déchirent mon ciré, palpent mes pecs durcis par le labeur. “Putain, t’es beau gosse.” Sa queue gonfle contre ma cuisse. Je bande dur, rondelle palpite d’envie.
Il me jette sur le lit. Draps froids mordent ma peau brûlante. Déballe ma bite raide, la branle lentement. “Regarde ça, grosse et veinée.” Sa langue chaude engloutit mon gland, aspire avec délectation. Je gémis, hanches se cambrent. Bruits de succion se perdent dans la bourrasque. Il me retourne, écarte mes fesses. Langue agile fouille ma rondelle, la ramollit. “T’es prêt, salaud.” Vaseline glissante sur ses doigts. Un, puis deux rentrent, massent ma prostate. Plaisir monte, viscéral, j’explose en jets chauds sur les draps.
L’Explosion : baise sauvage et plaisirs intenses
“À mon tour.” Je le chevauche. Sa queue épaisse, circoncise, dressée comme un mât. Je la lèche, avale jusqu’à la garde. Il grogne, empoigne mes cheveux. “Suce fort, Marcel.” Prénom lâché dans l’action, anonyme envolé. Puis il me bascule, crache sur son gland. Pousse lent. Douleur vive, puis extase. “T’es serré, putain !” Va-et-vient sauvage, lit grince, corps claquent. Sueur perle, mélange à nos jus. “Baise-moi plus fort, remplis-moi !” Il accélère, couilles tapent mon cul. Jouit profond, brûlant. Je le retourne, l’encule à mon tour. Sa rondelle avale ma bite. Cris étouffés par l’oreiller. On explose ensemble, sperme coule.
Épuisés, enlacés. Chaleur de son corps chasse le froid. Pluie s’apaise au petit jour. “Faut y aller, Louis.” Regard complice, bisou rugueux. Je boucle mon sac, plus léger sans le pain volé. Descends, pousse la porte. Air frais me gifle. Chemin de halage s’étire vers la Saône. Anonyme à nouveau, trace effacée. Vers Chalon, puis maman. Frisson persiste, corps marqué de bleus doux. Voyage reprend, désirs intacts.