Ma rencontre torride avec un jeune puceau dans les bois de Bordeaux, 1960

Le moteur de ma Dauphine tousse une dernière fois au bord du chemin gravillonné. Soleil de mai tape dur, pins craquent sous la brise. J’ouvre la portière, jupe blanche courte qui colle déjà aux cuisses bronzées. Labrit bondit, tire sur sa laisse, renifle l’herbe haute. Loin du CHU, des nuits blanches à panser les plaies, ici je respire. Anonyme dans ce bois d’orée Talence, personne ne sait qui je suis. Mère ? Infirmière ? Juste une femme qui bronze au jardin, qui laisse le désir gratter sous la peau.

Labrit file dans les genêts jaunes. J’avance, sandales qui crissent sur les aiguilles de pin. Un bruit. Halètement court. Je pousse les branches. Là, un gamin, dix-neuf ans max, en slip blanc tendu comme un chapiteau. Corps pâle, bouquin ouvert près d’une cape de vélo. ‘Science de l’amour’. Son sexe palpite, prêt à jaillir par la braguette ouverte. Il rougit, caresse Labrit qui le renifle. Je souris. Pas de scandale. Juste le frisson de l’imprévu.

L’Approche

— Vous aimez les chiens. Et le soleil. Moi aussi, je viens de bronzer au jardin.

Il bégaie, montre le livre. Étudiant, libraire. Timide, puceau dans l’âme. Fils de mon âge à la fac de Talence. Je m’assois dans l’herbe tiède, cuisses écartées. Culotte noire affleure sous la jupe. Il mate, bosse gonfle son slip. Air chargé d’odeur mâle, terre humide, pins résineux. Je me rapproche. Sa gêne m’excite. Loin de mon quotidien, je suis libre. Cette parenthèse charnelle, je la saisis.

Sa main tremble sur Labrit. Je saisis le livre, effleure ses doigts. Parfum de jeune sueur. Mon corsage bâille, seins libres, bronzés, tétons durcissent au vent. Il ment sur ses flirts. Je sais. Intuition de femme. Je pose la main sur son genou. Il frissonne. Érection tend le tissu, veine gonflée visible. Personne autour. Bois silencieux, juste abeilles dans genêts.

Ma paume glisse vers la braguette béante. Il ne résiste pas. Doigts frais sur ma peau chaude. Baiser maladroit, lèvres sèches. Je l’attire, langue force sa bouche.

Corps nus en un clin d’œil. Slip vole, mon Popaul à lui dresse fier, gland violacé. J’empoigne, va-et-vient lents. Il gémit, souffle court. Mains sur mes seins, malaxent, sucent tétons. Mordillements doux, plaisir monte. Odeur de sa peau salée. Je gémis bas, chatte palpite déjà.

Sa main fouille sous jupe. Doigts hésitants touchent ma fente trempée. Mouille coule, imprègne son slip tombé. Il plonge tête entre cuisses, lèche poils noirs, aspire clito. Langue fouille, glouglou humide. Je cambre, ongles dans son dos. Bois avale nos bruits : succions, clapotis, gémissements rauques perdus dans craquements pins.

L’Explosion

— Putain, continue, lèche plus fort…

Il accélère, nez dans ma mouille. Ma main branle sa queue raide, veines saillantes. Il bande dur, prépuce tire sur gland. Tremblements. Sperme gicle, longs jets blancs sur cape cycliste. Odeur musquée envahit. Il ne s’arrête pas, langue vorace sur mon bouton. Corps se raidit, cuisses serrent sa tête. Orgasme explose, jus inonde sa bouche. Cris étouffés, poitrine halète.

— C’est pas le livre qui t’apprend ça, petit vicieux…

Il bande encore, yeux fous. Mais l’heure tourne. Labrit geint. Je me rhabille vite, culotte mouillée colle. Corsage reboutonne mal, seins lourds. Il demande mon nom. Je crie en m’élançant :

— Eliane ! Demain, Lacanau Océan, plage nudiste. Si t’oses…

Labrit file devant. Je cours, jupe fouette cuisses. Cœur bat fort. Voiture engloutit le chemin, moteur ronfle vers maison. Valise mentale bouclée : retour mère, infirmière. Lui, inconnu éphémère. Frisson persiste, chatte encore humide. Demain, Océan effacera traces. Anonyme repart, libre.

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