Confessions anonymes d’une sœur en chaleur : ma nuit interdite avec Jean en clinique

La clinique de ce village paumé est mon escale forcée. Loin du couvent, personne ne sait qui je suis. Sœur Véronique ? Un nom d’emprunt ici. Je respire la liberté, l’air chargé d’iode des prés voisins. Couloir carrelé froid sous mes socquettes. Bruits de pas étouffés, odeur d’éther qui pique les narines. Je suis en déplacement, suppléante pour une vieille nonne sourde. Anonyme. Prête à lâcher les vannes.

Quatrième jour pour lui, Jean. Vingt ans, beau gosse au service militaire fini. Appendicite, complications. Il fixe le plafond, frustré. Copains à la plage, parents aux States. Seul. Je pousse la porte. Voix douce : “Bonjour.” Il bafouille. Je fais le tour du lit. Drap rabattu d’un coup. Sa queue ! Dressée, raide, veineuse. Violacée. Je rougis, cache vite. “Pas de pyjama ?” Il rit : “Trop chaud.” Pucelle ? Presque. Première bite vivante, en érection pleine. Douleur du sparadrap le calme. Ma main sur son ventre chaud, doux. J’y pense ailleurs.

L’Approche

On papote. Elle reste. Virilité reprend du poil de la bête sous les draps. “Sœur Véronique.” “Jean.” Rires. Jours suivants, je passe souvent. Yeux tendres, lèvres pulpeuses que je devine sur les miennes. Poitrine cachée, mais hanches larges. Il me scanne. Soir, Baudelaire. Je m’assois au pied du lit. Complicité. “Vos cheveux ?” Drôle d’idée. Je fuis, éteins.

Nuit. Gémissements. Je reviens. Drap bas. Queue fière. “Cachez ça !” “J’ai mal.” “Priez.” Somnifère. Promenade : épaule contre sa poitrine. Main frôle mes seins. Il bande contre ma cuisse. “Slip ?” Silence fier. Je rougis, traîne au lit. Fuite.

Minuit. Je pomponne mes lèvres en secret. Lui prépare son piège. Gémissements plaintifs. Lampe torche. Sueur sur front. Assise. Mouchoir frais. Sa queue danse. Peur ? Non. Main tremblante l’empoigne. Chaude, dure, palpitante. Peau glisse. Gland violacé. Allers-retours lents. Il jouit. Jets chauds sur ventre. J’essuie. Veille. Part.

L’Explosion

Il est prêt, lui. Deux jours sans moi. Retour. Sourire complice. Soir, somnifère recraché. Même comédie. Minuit passé. Gémissements. Lampe éteinte. Lune pâle. Berceuse chuchotée. Ma main descend : joue, torse, ventre. Bassin pousse. Queue en main. Lente, ample. Il supplie : “Vos lèvres !” Ralenti. Puis, baiser timide sur gland. Langue tournoie. Bouche engloutit. Profond. Retrait lent. Aspire. Main aide. Il explose au fond de ma gorge. Nectar salé avalé. Tout.

Fenêtre. Larmes coulent. Plaisir coupable. Interdit. Paradis. Il murmure : “Merci.” Portière grince dans le couloir désert.

Demain, soin. Il sourit : “Plus mal.” Je rosirais. Soirée radieuse. Puis, volontaire pour maison de vieux. Valise bouclée en silence. Clés rendues à la supérieure. Train de nuit vers ailleurs. Jean ? Ombre effacée. Moi, anonyme repartie. Libre. Sans trace. Juste le goût sur langue, frisson dans ventre. Voyage continue.

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