Anonyme à la Côte : Rencontre au Bar et Baise Sauvage Face à la Mer

La lumière tamisée du bar d’hôtel caresse les verres. Fin de saison, presque désert. Vent frais du large soulève les nappes de la terrasse. J’arrive assoiffée, après les petites routes de l’arrière-pays. Poussière dans les cheveux, sel sur la peau. Voiture de location garée dehors, crevaison réparée à la sueur. Je commande un pastis. Froid, anisé, qui descend net.

À côté, un gros type. Jeune, fort, bedonnant. Il fourre une moitié d’œuf dur dans sa bouche, mâche bonnassement. Se tourne vers moi. ‘T’as l’air d’une voyageuse perdue.’ Voix rauque, regard direct. Je hausse les épaules. ‘Ouais, et toi t’as l’air d’un local qui respire l’alcool.’ Il rit gras, s’enfile un œuf entier. ‘Jean-Yves. Et toi ?’ ‘Anonyme.’ Il remarque la trace noire sur mon avant-bras. ‘Cambouis ? T’es bricoleuse ?’ ‘Je m’en fous, j’ai soif.’ Pastis suivant arrive. On parle conneries. Sa chemise tendue sur le bide, bras épais. Frisson monte. Loin de chez moi, personne ne sait. Liberté totale.

L’Approche : Liberté et Frisson de l’Imprévu

Dehors, tout bleu et chaud. Poussière d’or roux sur la route entre les pins. Vers la mer. Il me retient par le bras. ‘Pas ta caisse, la mienne. J’haïs conduire seul.’ Vieille Traction Citroën, noir lustré. Il essuie le capot d’un revers de manche. Moteur ronronne sourd, vrombissement ancien. Dix minutes de virages. Arrêt devant escalier à demi sableux. Maison comme une proue sur terre-plein, dominant plage et mer infinie. Terrasse longue perdue dans jardin de rosiers. Vent de sable murmure. Il ouvre. ‘Entre, Anonyme.’

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