Ma Nuit Sauvage avec un Randonneur Trempé dans ma Ferme Auvergnate
La pluie martèle les volets de la vieille ferme. Je suis seule ici, perdue dans ces montagnes auvergnates, loin de tout. Anonyme. Mon quotidien ? Les brebis, le vent glacial, le silence qui libère. Pas de repères, juste cette liberté brute qui me picote la peau. Soudain, des bruits dans la grange. Mon Border Collie grogne, museau grisonnant contre mes jambes. Lanterne à la main, j’avance. Lui, à moitié nu, vêtements à tordre. Fred. Randonneur du GR, trempé, grelottant. Muscles endoloris, articulations qui craquent. Je plisse les yeux. Inquiet, il lève les mains. ‘Pardon, la pluie…’ Sa voix rauque, vulnérable. Je soupire. Pas le premier à se perdre ici. Je lui tends couverture rêche, pull qui gratte, sabots usés. ‘Viens au chaud.’ La maison ronronne, poêle qui crépite, odeur de soupe aux poireaux. Il s’assoit, chien apaisé à ses pieds. On parle peu. Gnôle du coin brûle la gorge. Ses yeux s’attardent. Je sens le frisson. ‘Tu me rappelles quelqu’un.’ Mon mari, mort depuis longtemps. Calme bourru. Il rougit. ‘T’es belle, Jeanne.’ Non, Anonyme ce soir. On trinque. Tension monte, lourde comme l’édredon. Une chambre, un lit. Pas le choix. Il hésite, slip en main. Je le mate sans gêne, seins nus, touffe poilue à l’air. Naturelle. Il se glisse, raide de gêne. Matelas s’affaisse. Sa chaleur irradie. ‘Tendu ?’ Je ris doucement. Corps proches, souffles mêlés. Main suspendue au-dessus de mes seins. ‘Je peux ?’ ‘J’ai dit oui.’
Ses lèvres effleurent les miennes. Goût de gnôle et de pluie. Baiser vorace, langues qui s’emmêlent. Mes mains sur son torse ridé, poils gris. Il gémit, bite dure contre ma cuisse. Pluie dehors cogne fort. Poêle craque. Je guide sa main entre mes jambes. Chatte humide, prête. ‘Putain, t’es chaude.’ Voix cassée. Doigts qui fouillent, je cambre. Seins lourds sous sa bouche. Langue qui tournoie sur tétons durs. Je griffe son dos. ‘Baise-moi, vieux.’ Il s’enfonce, lent d’abord. Maladroit, rouillé. Rire étouffé. ‘Désolé…’ Accélère. Coups de reins profonds, lit qui grince. Odeur de sueur, laine, sexe. Mes ongles dans ses fesses. ‘Plus fort !’ Il halète, bite gonflée qui pulse. Je serre les cuisses, ondoie. Gémissements perdus dans le vent hurlant. Orgasme monte, viscéral. Je jouis la première, spasmes qui me secouent. ‘Oui !’ Il suit, grogne, sperme chaud qui gicle dedans. Corps collés, sueur froide. Tendresse après. Caresses lentes. Pas de mots. Juste souffle rauque.
L’Approche
Aube grise filtre aux rideaux. Il s’accroche, vieux gripsou. ‘Lâche-moi, faut traire les biquettes.’ Rire franc. Il sourit, hébété. Draps froissés puent le sexe. Je m’habille, bottes crottées. ‘Reste au lit, si t’as du jus.’ Il rougit. Mais dehors, cloches tintent, chien aboie. Il se lève, sac prêt. ‘Je repars sur le GR.’ Baiser fugace au seuil. Pluie s’apaise. Voiture ? Non, sentier. Il disparaît dans brume. Je referme la porte. Anonyme encore. Corps marqué, cuisse endolorie. Frisson du sans lendemain. Ferme silencieuse. Liberté intacte. Il emporte rien de moi. Moi, son odeur sur les draps. Prochaine averse, prochain inconnu ?