Nuit anonyme et torride coincée avec un député dans les Grandes Galeries

Les veilleuses vertes diffusent une lueur fantomatique sur les rayons vides des Grandes Galeries Générales. L’air sent le luxe figé, parfums entêtants et cuir neuf. Dehors, sirènes hurlantes et explosions des émeutes secouent les vitres. Je suis Nathalie, mais ce soir, Anonyme, voyageuse égarée dans cette escale imprévue. Loin de mon quotidien pourri, je savoure cette liberté brute. Coincée après l’évacuation, en mère Noël sexy – bustier qui pigeon mes seins, jupe ras-du-cul, culotte rouge bouffante. Vestiaires noirs, pas de phone, detox numérique. Un grincement. Il surgit des chiottes, zombie en Armani, Marc de la Ray, le député pit-bull des télés. Je hurle, lui balance un coup de bottine dans les couilles. Il couine, titube, me supplie. Ses yeux lubriques scannent mes cuisses, ma culotte à la lueur verte. ‘Dégage, pervers !’ Il s’excuse, raconte sa fuite des gilets jaunes. On tourne en rond, portes fermées, seuls. Banc face aux nounours. On cause. Il sait qui je suis, la pétasse au stand X-Mas. Je l’engueule pour ses tweets de merde : ‘Cinq euros, c’est rien, traverse la rue !’ Il baisse la tête, avoue son monde doré. Puis, sourire complice : ‘Rêve d’gamin : nuit entière dans un magasin. Festin, peluches, tout à nous.’ Mon cœur bat. L’imprévu m’allume. Pourquoi pas ? Anonyme ici, personne ne saura. On fonce.

On pille les rayons comme des gosses vicelards. Il chope smoking Tom Ford, je raflle robe Gucci bleu nuit, porte-jarretelles, tanga dentelle. Cabines d’essayage : miroirs ternes, je m’habille slow, sentant son regard. Table dressée au troisième : sapin, cheminée fake, lumignons ronronnants comme un vieux moteur. Caviar frais qui fond, foie gras onctueux, vodka qui brûle la gorge, Romanée-Conti velouté. Phonographe crachote jazz feutré. Il tire la chaise, gentleman. ‘À nous, Anonyme.’ Danses collées, son érection contre mon ventre. Baisers voraces, langues qui s’emmêlent salées de whisky. Robe glisse, seins libres, tétons durs. ‘Putain, t’es bandante.’ Ses mains malaxent mes nichons, descendent, écartent la dentelle. Doigts dans ma touffe noire, trempée. ‘T’es une fontaine.’ Je grogne : ‘Bouche-toi, lèche-moi.’ Il s’agenouille, nez dans mon buisson, langue fouille mon clito gonflé. Je mords l’oreiller, bassin cambré, jus qui coule sur son menton. Sirènes dehors avalent mes cris. Il bande dur, queue veineuse, pas monstre mais parfaite. Je l’avale deep, gorge pleine, couilles dans la main. ‘Suce, salope d’Anonyme.’ J’avale son foutre chaud, déglutis en riant. Missionnaire : il s’enfonce lent, puis tape fort, claques de peaux, sueur poisseuse. ‘Baise-moi comme une chienne !’ Levrette : popotin offert, il claque mes fesses, pilonne, doigts dans mon cul. 69 suce-mouille, odeurs musquées. On finit crevés, enlacés dans draps frais de satin, ville en feu dehors.

L’Approche : Rencontre fortuite dans le noir du magasin

Aube. Vigiles nous chopent nus sur le lit. Chaos : flics, directeur, menottes. Flashs crépitent dehors. Lui paie tout, calme le jeu. Moi, en mère Noël rhabillée, on nous embarque. Mais au poste, je file. Pas d’adresse, cash en poche de mon intérim. Taxi vers la gare. Valise bouclée dans ma tête, je repars, train de nuit vers l’inconnu. Lui reste avec ses scandales, sa démission télé. Moi, Anonyme, trace effacée. Frisson gravé, corps encore marqué de ses morsures. Prochaine escale, nouveau vice. Libre.

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