Dentiste Anonyme en Voyage : L’Extase Bucco-Dentaire avec Alexandre
Le taxi s’arrête devant l’hôtel, ronronnement du moteur qui s’éteint dans la nuit humide d’avril. Valise légère, je descends, anonyme totale. Loin de mon cabinet habituel, de mon mari, de mes repères. Ici, à deux heures de train de chez moi, je suis juste ‘Lucie’, dentiste de passage pour trois semaines. Le hall sent le cuir neuf et le café brûlé. Chambre au troisième, vue sur la rue passante. Demain, lundi, Alexandre sonne à la porte de ma petite pièce au rez-de-chaussée, louée pour consultations express. Fidèle depuis trois semaines. Marié, avocat, ébloui par ma bouche pulpeuse. Je souris dans le miroir, rouge à lèvres vif. Liberté pure : personne ne sait qui je suis vraiment. Sonneries discrètes, patients pressés, plaisir de les voir craquer sous mes gants blancs.
La sonnette tinte pile à midi. J’ouvre, large sourire. « Bonjour Alexandre. Fidèle à nos rendez-vous, j’aime ça. » Il entre, yeux rivés sur mes lèvres brillantes. Je prends sa veste, l’accroche. Le fauteuil trône là, basculant d’un clic. « Installez-vous. » Il obéit, tendu. Je pointe la télécommande, bouton rouge. Le siège descend lentement, lumière tamisée du lounge hôtel filtrant par la fenêtre entrouverte. Bruits de la ville en fond : klaxons étouffés, passants anonymes. Son cœur bat fort, je le sens. « La bouche, surtout la bouche », je murmure, malicieuse. Il ferme les yeux. Je me prépare, gants blancs, outils alignés. Corps contre le sien, seins frôlant son bras. Son souffle s’accélère, nerf qui palpite. Frisson de l’imprévu, même ritualisé.
L’Approche
« Ouvrez grand, Alexandre. Détendez-vous. » Sa bouche s’ouvre, chaude, salive luisante. Mon doigt ganté glisse dedans, explore la cavité, bloque la langue. Il gémit sourd. J’essuie délicate, recueille chaque goutte. « Une petite fraise pour commencer. » Le burin dentaire vrombit, ronronnement grave comme un moteur de luxure. Je passe sur ses dents, cercles lents, précis. Trois fraises, tailles croissantes, gratouillis crus qui le font tressaillir. Sa queue durcit sous le pantalon, je le sais. Temps suspendu, sa sueur mentholée. « 1, 2, 3… Sunlight ! » Lumière crue du projecteur l’éblouit. Il cligne, émerveillé. « Un petit verre ? » Il hoche oui. Puis le chewing-gum énorme, menthol froid qui engourdit. Je mâche avec lui, fenêtre grande ouverte. Mes cuisses nues flashent sous la robe courte, vent frais sur peau. Il dévore des yeux, excité.
L’Explosion
Yeux fermés à nouveau, bouche béante. J’ôte le gum, langue pâteuse. Puis, rapide, l’anesthésie locale pique net. Il se raidit. « Courage, ça soulage. » La fraise reprend, creuse profond. Hurlement guttural, corps arqué. J’extrais la dent pourrie d’un trait sec. Délivrance immense, son râle se perd dans le vacarme de la rue. Sang chaud, je tamponne, pansement doux. Il tremble, vidé, bouche encore gonflée du souvenir. « Toujours ébloui ? » je ris, ambiguë. Fière de son abandon. Une heure de pure domination sensuelle, sa soumission totale. Plaisir brut : sa vulnérabilité m’enflamme, anonyme ici.
Il se redresse, hébété, paie cash. « À la semaine pro ? » Je souris : « Peut-être. » Porte close, je boucle ma trousse. Valise déjà prête dans la chambre. Taxi commandé pour l’aéroport. Clés rendues au desk, sourire poli. Ville inconnue avalée dans le rétro. De retour au train, je deviens étrangère. Pour lui, Lucie n’était qu’un flash dentaire érotique. Pour moi, frisson gravé : bouche conquise, sans traces, sans lendemain. Prochaine escale attend.



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