Nuit sauvage à l’hôtel de Rowan : sexe brut sur les traces du Maréchal Ney
La porte de ma chambre d’hôtel à Rowan claque doucement derrière moi. Caroline du Nord, fin d’après-midi, soleil couchant qui filtre à travers les rideaux épais. L’air conditionné ronronne comme un chat repu. Je suis Anonyme ici, valise ouverte sur le lit, fringues éparpillées. Loin de mon quotidien, de mes repères. Libre. Sur la table basse, un dossier jauni piqué à la bibliothèque locale : l’histoire du Maréchal Ney, Peter Stuart Ney par ici. Exécution bidon, sang de porc, francs-maçons. Ça m’excite, cette idée d’évasion, de mort feinte. Mon corps palpite déjà.
Je descends au lounge. Lumière tamisée, jazz en sourdine, verres qui tintent. Le barman essuie un comptoir ciré. Je m’assois, jupe courte qui remonte sur mes cuisses, chemisier entrouvert. Un verre de bourbon, sec. L’alcool brûle ma gorge. Un mec au fond du bar m’observe. Cheveux grisonnants, chemise froissée, regard intense. Il s’approche, dossier sous le bras. Allan, dit-il. Historien amateur, obsédé par Pinkerton et Ney. ‘Vous lisez ça aussi ?’, il montre ma table haute. Sa voix rauque, accent du Sud. Je souris, croise les jambes. Le frisson monte. Personne ne me connaît. Ici, tout est permis.
L’approche dans le lounge feutré
On parle. Vite. Passionnément. L’exécution à Grenelle, le peloton qui tire à côté, le corps sans soubresaut. ‘Comme une disparition parfaite’, je murmure, ma main frôlant son bras. Ses yeux s’allument. ‘Peggy, l’assistante de Pinkerton, doutait aussi.’ Il commande une tournée. Nos genoux se touchent sous le bar. L’air s’épaissit. ‘Montons’, il souffle. Pas de résistance. Je le suis. Ascenseur étroit, son souffle dans mon cou. Ding. Couloir moquetté, porte qui s’ouvre.
Dans sa chambre, explosion. Il me plaque contre le mur, bouche vorace sur la mienne. Langue invasive, goût de bourbon et tabac. Ses mains déchirent mon chemisier, boutons qui volent. ‘Salope de voyageuse’, grogne-t-il, pinçant mes tétons durcis. Je gémis, arque le dos. Ma jupe relevée, cul à l’air. Il me retourne, fesse claqué fort. Brûlure délicieuse. ‘À genoux’, ordonne-t-il. Je obéis. Zip de sa ceinture. Sa bite jaillit, épaisse, veinée, prépuce en arrière. Je l’avale, gorge profonde, salive qui coule. Il empoigne mes cheveux. ‘Suce comme Ney tromperait la mort.’ Glouglous obscènes, mes lèvres tuméfiées.
L’explosion charnelle et la fuite
Il me jette sur le lit. Draps frais contre ma peau en feu. Jambes écartées, il plonge. Sa langue fouille ma chatte trempée, clito gonflé. ‘T’es une fontaine’, ricane-t-il, doigts crochus dedans. Je hurle, ongles dans son dos. Ville inconnue dehors, klaxons lointains étouffent mes cris. Il se redresse, bite luisante. ‘Prends-moi’, je supplie. Coup de reins brutal. Plein. Dur. Il pilonne, hanches claquant contre les miennes. ‘Plus fort, comme le peloton !’ Sueur dégouline, lits qui grince. Je jouis première, spasmes violents, jus qui gicle. Il continue, grogne. ‘Je vais te remplir, Anonyme.’ Éjac faciale ? Non, il explose dedans, chaud, épais. On s’effondre, cœurs battants.
Minuit passé. Il ronfle. Je me lève, nue, corps endolori, marqué. Récupère fringues froissées. Valise déjà bouclée en bas. Pas un mot. Clé rendue au desk, sourire poli à la réceptionniste. Taxi dehors, moteur qui vrombit. Aéroport à une heure. Rowan s’efface derrière. Lui se réveillera seul, avec le fantôme de Ney et mon odeur sur les draps. Moi ? Une ombre de plus dans sa nuit. Prochaine escale, nouveau frisson. Libre, toujours.