Ma parenthèse torride avec un modèle nu à Paris en 1899

Été 1899. Chaleur sèche étouffe Paris. Mon atelier au pied de Montmartre, verrière qui transforme l’air en fournaise. Je suis Anonyme ici, artiste sans attaches, libre comme en escale lointaine. La poussière des travaux de métro colle à la peau. La porte cogne. Jules Melpomène entre. Grand, hâlée par le soleil du Soudan, cheveux ébène, sourire craquant. Venu pour l’annonce : modèle masculin. Surprise : c’est moi, Sophie Martin, la peintre. Il hésite. J’agace : ‘Entrez !’ Poignée ferme. Assis. Chaude moite. Il vient des colonies, libéré du service. Pas d’expérience. Besoin d’argent. Thème : Ulysse prisonnier de Calypso. Nu, évidemment. Paravent. Il émerge. Corps parfait, muscles saillants, queue molle encore. Monte sur l’estrade. Pose pensive, regard mer lointaine. Parfait. Pinceau gratte toile. Silence lourd. Une heure. Sa bite gonfle. Raide. Épaisse. Palpitante. On parle. Vingt-et-un ans. Bordels militaires, filles autochtones à l’abattage. ‘Ça me fait godiller devant vous.’ Je rougis. ‘Calmez-vous.’ Il bande dur. Je détourne yeux. Plafond. ‘Pensez à autre chose.’ Il propose : ‘Tirer un coup vite fait ?’ Refus ferme. ‘Soulagez-vous derrière le paravent.’ Deux minutes. Odeur sperme musqué envahit. Chiffon imbibé. Reprise. Demain, même. Matin frais vite torride. Bite insolente. ‘Regardez-moi faire.’ J’obéis. Poigne ferme sur sa hampe. Veines saillantes. Goutte perle. Éjacule fort. Jets blancs. Torchon dégouline. Mon sexe palpite. Chaud. Humide. Je bois vin cave fraîche. Discrète. Lui offre dessin : ma chatte ouverte, clito dressé. Il en raffole. Tension monte. Dessins sales cachés sous plancher. Baronne débarque. Obèse, perverse. Palpe ses couilles. ‘Viens dans mon lit.’ Je hurle : ‘Dehors !’ Tableaux sauvé. Amour avoué. ‘Muse.’ Patience.

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