Nue sous mon manteau : exhibition sauvage d’un vol Madrid-Paris
Le salon VIP d’Iberia à Madrid-Barajas. Bulle de verre et cuir. Lumière rasante de fin d’après-midi. Air glacé au parfum de thé vert. Je lisse ma jupe crayon grise, moulante à en étouffer. Mon manteau noir en laine-cachemire sur les épaules. Loin de mon quotidien. Anonyme totale. Liberté électrique.
En face, lui. Inconnu croisé au bar. Sourire en coin sur son whisky. Voix basse, souffle chaud. « Je parie que t’oses pas. Enlève ta jupe. Glisse-la dans ton sac. Traverse Paris comme ça. Juste le manteau et ce qui palpite dessous. » Frisson remonte ma colonne. Sous la jupe : porte-jarretelles dentelle noire, bas soie, rien d’autre. Pas de culotte. Insensé. Fou. Mais l’idée germe. Vol IB3402 ensemble. Business class.
L’Approche : Défi lancé dans le lounge Iberia
Décollage banal. Il pionce vite. Cabine bleutée. Passagers scotchés à leurs écrans. Mes mains glissent sous manteau. Zip de la jupe grince comme tonnerre. Hanches soulevées. Tissu gris file. Pliée, cachée. Cul nu sur cuir froid. À dix mille mètres. Fente arrière du manteau jusqu’aux cuisses. Secret prêt à craquer.
Atterrissage Orly. Signal ceinture off. Je me lève. Manteau tendu. Fesses et jarretelles offertes aux regards derrière. Lui fixe, tendu. « Tu l’as fait ? » « Descendons. » Couloirs bondés. Air fouette l’entrejambe. Métro ligne 14, Châtelet. Foule compacte. Escaliers mécaniques. Je monte devant. Manteaux s’écartent. Je sens les yeux. Un mec trébuche, bouche ouverte.
Trottoir Louvre. Vieille interpelle : « Madame, couvrez-vous ! On voit tout ! » Main à l’arrière. Peau nue. Honte pourpre. Lui s’approche, prédateur. « Je voyais depuis l’avion. Chaque mec te bouffe des yeux. » Honte vire au feu. Je déboutonne le haut. « Puisqu’ils ont vu, qu’ils matent la suite. » Pas de reine. Hanches balancent. Fente s’ouvre à chaque foulée.
Brasserie rue de Rivoli. Centre salle. Tabouret bar. Jambes croisées. Dentelle et bas exposés. Vin blanc. Regard d’un type voisine figé, fourchette en l’air. Lui à côté, fasciné. Main sur sa cuisse sous table. « Rentre à pied. Trois mètres derrière. Mate ce qu’ils voient. »
Arcades Rivoli. Ombres réverbères. Touristes sifflent. Déhanchement accentué. Fesses dansent, soie noire luit. Carrefour Pont Royal. Feu rouge. Lampadaire cru. Vent soulève manteau. Chatte et jarretelles en pleine lumière. Mec quarantenaire déglutit. Sa nana cogne, il mate. Sourire Joconde. Quai Voltaire. Obscurité Seine. Bateaux-mouches dorés. Jeune fumeur : « Putain… » Il suit. Adrénaline pure.
L’Explosion : Baise féroce en chambre d’hôtel
Hôtel Rive Gauche. Pas notre appart. Suite anonyme. Clé magnétique. Porte claque. Fureur.
Il plaque dos au mur. Manteau arraché. « Salope d’exhib. T’as kiffé te montrer ? » Bouche sur bouche. Langue invasive. Main agrippe fesses. Doigts fouillent chatte trempée. « Mouillée comme pute. » Je griffe chemise. « Baise-moi fort. Montre-moi qui commande. » Pantalon chute. Bite raide jaillit. Grosse, veinée. Je m’agenouille. Gorge profonde. Glouglous salive. Il grogne. « Avale, anonyme. »
Levée. Jeté sur lit. Draps frais craquent. Jambes écartées. Bas restent. Jarretelles claquent. Il enfonce d’un coup. Choc viscéral. « T’es serrée, salope de voyageuse. » Hanches claquent. Ronron cuisses. Sueur perle. « Plus fort ! Défonce-moi ! » Seins ballottent. Mâchoire serrée. Orgasme monte. Vague. Cris étouffés. Ville bruit dehors. Il pulse. « J’te remplis. » Sperme chaud gicle. Tremblements.
Corps collés. Souffles courts. Nuit fond.
Aube. Lumière filtre rideaux. Je me lève. Draps froissés puent sexe. Jupe sortie sac. Remise. Manteau boutonné. Valise bouclée. Clé sur table. Regard endormi. Pas un mot. Porte claque doux. Anonyme repart. Métro gronde. Prochain vol. Trace zéro. Frisson persiste.