Anonyme à l’Hôtel : Ma Nuit de Plaisir Brut en Voyage
Le bar de l’hôtel bourdonne doucement. Lumière tamisée, verres qui tintent, ronronnement discret du climatiseur. Je suis là, valise encore tiède du voyage, cheveux lâchés, robe légère qui colle à ma peau moite. Loin de mon quotidien, de mes repères, je suis Anonyme. Personne ne sait qui je suis. Un verre de vin rouge devant moi, je scanne la salle. Lui arrive. Grand, cheveux bouclés, regard d’Adonis, chemise ouverte sur un torse sculpté. Gilberte, qu’il dit s’appeler. Son sourire me transperce. Il s’assoit, commande un whisky. Nos yeux se croisent, étincelle. ‘Seul voyage ?’ demande-t-il, voix grave. ‘Toujours’, je murmure. Le frisson monte. Trois ans sans homme depuis mon veuf. Mon corps se souvient. Il ressemble à lui, à Méode, mon amour perdu. Coïncidence ? Peu importe. Ici, je suis libre. Il parle peu, touche ma main. Chaleur électrique. ‘Monte avec moi ?’ souffle-t-il. Je hésite une seconde. Non, je ne résiste pas. Cette parenthèse charnelle, je la veux. On sort, ascenseur étroit, son parfum musqué m’envahit. Porte claque derrière nous.
La chambre sent le frais des draps d’hôtel, ville inconnue murmure au loin. Il me plaque au mur, bouche affamée sur la mienne. Langues qui s’emmêlent, salive chaude. ‘Putain, t’es bonne’, grogne-t-il en déchirant ma robe. Seins libérés, tétons durs comme cailloux. Il les suce, mordille, aspire fort. Je gémis, main dans ses cheveux. ‘Baise-moi, Gilberte, j’en peux plus.’ Il rit, sombre. Pantalon tombe, sa queue jaillit, énorme, veinée, dressée comme un étalon. ‘Regarde ça, salope, c’est pour toi.’ Je m’agenouille, instinctive. Bouche grande ouverte, je l’avale, gorge profonde. Il empoigne mes cheveux, baise ma face. Glouglous obscènes, salive coule sur mon menton. ‘Suce plus fort, oui comme ça.’ Je bande son gland, lécher ses couilles lourdes. Il me relève, jette sur le lit. Cuisses écartées, il plonge. Langue serpentine fouille ma chatte trempée. ‘T’es inondée, chienne.’ Doigte mon cul et mon con à la fois, trois doigts qui étirent. Je hurle, premier orgasme me secoue. Cyprine gicle sur sa barbe. Il remonte, queue contre ma fente. ‘Prends-la toute.’ Un coup de reins, il m’empale. Vulve distendue, utérus cogné. Je griffe son dos. ‘Plus fort, défonce-moi !’ Il pilonne, lit grince, bruits de claques mouillées. Positions folles : à quatre pattes, il enfonce dans mon cul, lubrifié de mouille. ‘Ton trou est serré, parfait.’ Double pénétration doigts et bite, je jouis encore, viscères en feu. Sperme gicle en moi, chaud, abondant. On continue, infatigables. Il me chevauche, je le branle, avale son jus épicé. Nuits de sabbat en accéléré, corps en sueur, odeurs animales. Ville dehors indifférente, klaxons perdus.
L’Approche
Aube filtre. Il dort, repu. Je me lève, corps endolori, marqué de morsures. Plaisir encore pulse en moi. Valise bouclée en silence. Clé sur la table. Porte refermée, ascenseur descend. Taxi m’attend. Je repars, anonyme redevenue. Lui se réveillera seul, sans trace. Mon secret, mon frisson. Prochain hôtel, nouvelle liberté.