Anonyme à l’Annexe : Baise Sauvage Après la Fermeture

Le bar de l’annexe exhale sa fumée épaisse, lumière tamisée orangée qui danse sur les verres sales. Papa est parti à Lyon avec son taxi, ronronnement du moteur qui s’éloigne dans la nuit mâconnaise. Je suis seule, Ninette, mais ce soir, anonyme. Loin du quotidien, du bar bondé, des poivrots. Liberté géographique ? Non, juste cette impasse Jean Bouvet, ces quais sombres. Mais ça suffit pour que mes désirs vifs remontent, comme une voyageuse de passage.

Porte grince. Gérard entre, effondré, yeux rougis. Normalien, je le connais de vue. “Double Chivas, glaçons.” Sa voix rauque. Je sers, nos regards s’accrochent. Fin de service. Poivrots dehors, rideau de fer qui claque. “Reste, aide-moi.” Il hoche la tête. On vide cendriers, essuie tables. Chaises sur comptoir, alignées comme soldats. Sa présence chauffe l’air.

L’Approche : Liberté et Rencontre Fortuite

Porte arrière. Pièce feutrée, coin salon moelleux. Musique douce en sourdine, vin blanc Saint-Véran qui pétille. Cacahuètes, olives, charcuterie froide. On grignote doigts nus, rires nerveux. Il parle sa prof partie, cœur brisé. Je l’écoute, jambe contre jambe. Minuit sonne, bâillement. “Reste.” Ma main sur sa cuisse. Il tremble. Choix fait : pas résister. Cette parenthèse charnelle, ici, sans lendemain.

Ses lèvres effleurent ma joue, frôlent bouche. Feu. Je le plaque au canapé, combinaison-pantalon qui craque sous mes gestes. Zip descelle, tissu glisse sur hanches. Il halète. “Ninette…” “Tais-toi, baise-moi.” Ses mains agrippent mes seins, durcissent tétons. Odeur de whisky, tabac, sueur montante. Ville bruit dehors : klaxons lointains, fleuve clapote quais.

L’Explosion : Plaisir Brut et Sans Retenue

Je le chevauche, bite raide qui pulse contre ma chatte humide. Pas de capote, brut. Je m’empale, gémis rauque. “Plus fort, Gérard, déchire-moi.” Va-et-vient sauvages, canapé grince, ressorts hurlent. Ses hanches cognent, couilles claquent fesses. Transpi coule, perle sur nos ventres. Langue dans langue, salive sucrée vin. Je griffe dos, ondes choc cuisses. Il grogne : “T’es une salope en chaleur.” “Oui, pour toi, ce soir.”

Explosion. Il me retourne, cul en l’air. Pénètre profond, doigts dans cheveux. Coups de reins piston, chatte palpite, jus ruisselle cuisses. Bruits perdus : succions mouillées, peaux gifles, nos cris étouffés musique. Orgasme monte, vague. Je jouis criée, spasmes serrent sa queue. Il lâche : “Je gicle !” Semence chaude inonde, déborde. On s’effondre, cœurs tonnent, chairs collantes.

Halètes calment. Il se rhabille, regard perdu. Porte arrière ouverte, nuit fraîche avale silhouette. Clé tourne, rideau fer baissé. Valise ? Non, mais je boucle : verres rincés, plateau rangé. Demain, anonyme revenue. Gérard ? Étranger déjà. Bruits ville reprennent, anonyme disparue, sans trace. Frisson digéré, voyage intérieur continue.

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