Anonyme à Dorbauxe : ma baise sauvage sur les sacs de laine

L’air frais du matin infiltre la réserve du couvent. Odeur lourde de laine brute, comme un lounge d’hôtel ancien oublié. Loin de ma ferme, de Childebert et ses poings, ici je suis Anonyme. Voyageuse captive, chaînes au pied pour aller bosser dehors, mais aujourd’hui on compte les sacs à l’intérieur. Hauts murs du couvent, repères perdus après le raid sur Dorbauxe. Liberté bizarre, personne ne sait qui je suis, Jacqueline Lechamp effacée. Mathieu à côté, le marchand bel homme, quarantaine athlétique. On accroche nos pèlerines. Ses yeux glissent parfois sur moi, mais on bosse, phrases courtes. Sacs empilés, poussière qui danse dans la lumière filtrée par les vitres sales.

Soudain, craquement. Un tonneau bascule. Boom sourd, éclaboussure glacée. Eau partout sur ma jupe, mon corsage. Trempée jusqu’aux os. Corps figé, cœur cognant. À deux doigts d’être écrasée. Mathieu rapplique, mains sur mes épaules. “Jacqueline, ça va ?” Sa voix rauque. Je m’accroche, sanglots montent. Ses bras chauds, mon corps mouillé contre sa chemise. Seins pressés, tétons durs sous le tissu froid. Il caresse mes cheveux mouillés, murmure “Calme-toi, respire.” Frisson double, peur et désir. Air frais mord la peau. Il attrape ma pèlerine. “Mets-la, tu vas geler.”

L’Approche

Je file derrière la cloison de bois. Peau de poule. J’arrache corsage, jupe, chemise. Eau goutte, flaques au sol. Essuie maladroitement avec un chiffon rêche. Pèlerine sur épaules nues, lourde laine gratte les seins. Reviens. Lui torse nu, chemise mouillée jetée. Poitrine musclée, poils sombres, mamelons bruns. Troublée, pied glisse. À genoux devant lui. Sa main au coude, l’autre à la mienne. Pèlerine s’ouvre. Cuisses nues, chatte exposée, lèvres humides. Ses yeux dévorent. On se tient la main. Paupières lourdes. Il tire, je fonds contre son torse. Bite durcit contre mon ventre. Gêné, il rougit. Moi, je bande ses muscles. Tête levée, bouches se cherchent. Langues s’enlacent, salive chaude. Il me soulève facile, pose sur sacs moelleux. Baisers fiévreux, mains sur mes seins. “T’es belle, Jacqueline. J’ai envie de toi.” Frémis. Jamais touché comme ça.

Ses doigts pincent tétons, descendent, écartent cuisses. Chatte pulse, cyprine coule. Je défais sa culotte. Bite raide, veineuse, gland violet. “Baise-moi, Mathieu. Prends-moi fort.” Il glisse dedans, trempé de moi. Chaud, épais. Va-et-vient lent d’abord, sacs crissent sous nous. Bruits humides, clapotis de chairs. Gémis bas, bassin monte. “Plus vite, enfonce-toi !” Il accélère, coups de reins brutaux. Seins ballottent, pèlerine ouverte. Odeur sueur, laine, sexe. Mon clito frotte son pubis, vagues montent. “T’es si serrée, putain.” Orgasme explose, cuisses tremblent, onguis dans son dos. Étau autour de lui. Il jouit, sperme chaud gicle profond. On halète, corps collés.

L’Explosion

Il durcit encore. Je m’allonge, jambes écartées. “Encore, remplis-moi.” Nouvelle chevauchée, sauvagerie. Gémissements étouffés, peur des gardes dehors. Peau claque, sueur perle. Jouit deux fois, moi trois. Amollis sur la laine.

La Disparition. On se rhabille vite. Habits secs collent à la peau moite. Sacs comptés à la va-vite. On sort, chaînes tintent au loin. Retour au dortoir des femmes, comme boucler une valise. Lui repart aux registres. Moi, anonyme again. Demain, travail dehors, effacer traces. Plaisir furtif, sans lendemain. Voyage continue dans ce couvent-prison, libre dans ma tête. Personne ne saura.

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