Anonyme à Québec : sexe brut et sauvage au bar feutré de l’hôtel
La vieille ville de Québec scintille sous la nuit. J’arrive à l’hôtel, valise à roulettes qui grince sur le marbre du lobby. L’air froid du Saint-Laurent s’accroche à ma peau. Chambre au 12e, vue sur le fleuve. Mais ce soir, pas de repos. Le bar m’appelle, ce lounge feutré avec sa vue imprenable. Lumière tamisée, jazz en sourdine, effluves de cigares et de parfums chers. Je m’installe au comptoir, robe noire moulante qui remonte sur mes cuisses. Un verre de champagne pétille. Bulle après bulle, la liberté monte. Loin de mon quotidien, personne ne me connaît. Je suis Anonyme. Prête pour l’imprévu.
Les hommes d’affaires rient fort, cravates desserrées. Femmes élégantes, coupes à la main, yeux complices. Puis il entre. Charismatique, la quarantaine assurée. Sort d’une salle de bal, assailli de regards. Il traverse, conversations baissent. Nos yeux se croisent. Long regard. Il contourne le bar, suit un majordome vers un passage discret. Salons privés. Il disparaît. Mon cœur bat. Dix minutes plus tard, il repasse. Plus détendu, scotch à la main, cigarette allumée. Il s’arrête près de moi. ‘Belle vue, non ?’ Sa voix grave. Je souris, jambe croisée qui effleure la sienne. ‘La meilleure.’ On parle. Voyage d’affaires, congrès. Moi, ‘en escale’. Rires complices. Sa main frôle mon genou. Électricité. ‘Ma suite est juste au-dessus.’ Pas de résistance. Le frisson de l’inconnu.



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