Rencontre torride en cabine sur l’Azur : ma nuit sauvage après Haïfa

L’autocar cahote sur la route sombre vers le port d’Haïfa. Deux heures de trajet après Jérusalem, le Mur des Lamentations encore dans la tête. Les soldats aux mitraillettes, ce mélange de guerre et d’insouciance. Je me blottis contre lui, ce collègue SNCF croisé au bar du Phocéen la veille. Gisèle, c’est moi, mais ici, loin du Tréport, je suis Anonyme. Sa chaleur traverse mon chemisier léger. Le moteur ronronne, hypnotique. Mes lèvres effleurent sa joue. Il ne recule pas. Son souffle s’accélère. Premiers baisers, doux, volés dans l’ombre. Ses doigts glissent sur mes bras nus, remontent à mes oreilles, s’emmêlent dans mes cheveux. Le haut-parleur grésille : ‘Restaurant tout de suite !’ Claude l’animateur ordonne. On se sépare, yeux humides de promesses.

Dîner au second service. Je lui impose deux verres de vin max. ‘Pas plus, je te veux en forme pour danser.’ Douche rapide dans ma cabine. Pantalon de toile fine pour lui, robe aérienne pour moi. Le pont tangue doucement. Au bar, lumière tamisée, orchestre pulse tango argentin, polka, java. Il est nul, piétine mes pieds. Mais slow : nos corps collés, sueur salée, regards qui baisent déjà. ‘Accompagne-moi, mes pieds me lancent après la marche.’ Dans ma cabine, le hublot cadre la mer noire. Je retire mes chaussures. Il prend mon pied, caresse la voûte plantaire. Je ferme les yeux, gémis bas. Vêtements au sol : sa chemise Lacoste, mon soutif assorti à la culotte. On se sourit, nus. Son sexe durcit déjà.

L’Approche : frisson de la liberté en mer

La porte claque soft. Fraîcheur des draps sur ma peau chaude. Il me plaque au matelas, bouche affamée sur mes seins. ‘Putain, Gisèle, t’es trempée.’ Ses doigts fouillent ma chatte, glissent dedans, sortent luisants. Je gémis : ‘Baise-moi fort, personne sait qui je suis ici.’ Le bateau vibre, moteurs lointains masquent nos bruits. Sa queue épaisse me pénètre d’un coup, sauvage. Je cambre, ongles dans son dos. Coups de reins brutaux, lit qui grince. ‘T’aimes ma bite ?’ ‘Oui, défonce-moi, plus profond !’ Odeur de sueur, sel marin, mouille. Je le chevauche, galope, seins qui claquent. Il me retourne, cul en l’air, claque mes fesses. ‘Salope d’Anonyme, t’es à moi ce soir.’ Orgasme qui monte, vague, je hurle étouffé dans l’oreiller. Il jouit en grognant, sperme chaud qui gicle dedans. On s’effondre, cœurs cognants, peaux poisseuses.

Minuit approche. ‘Va-t’en, ma coloc rentre.’ Il embrasse mes lèvres gonflées, file au bar. Moi, je boucle le silence, fraîche sous la douche. Demain, piscine avec lui, transat gardé. Nuits suivantes identiques : danse, cabine, baise libérée. L’Azur file vers Port-Saïd, pétroliers géants au loin. Petit dej Alka-Seltzer pour lui, ronflements de Jean-Claude le Lillois en fond. Vie reprend : jeux-apéro, squash, spectacles cabaret. Mais cette parenthèse charnelle marque. Valise bouclée au Caire, avion retour. Lui, souvenir flou. Moi, Anonyme repart, trace effacée. Frisson intact.

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