Voyageuse anonyme : du bus parisien à l’orgasme salvateur
Le bus cahote sur les boulevards parisiens, moteur qui ronronne comme un amant repu. Été étouffant, sièges vides, heure creuse. Loin de mon quotidien, anonyme totale. Cheveux bruns longs, noire de la tête aux pieds, mince comme un fusain. Je m’accroche à la barre, regard brûlant. Lui, grand, ordinaire, plongé dans son livre. ‘Excusez-moi, je peux vous parler ?’ Il lève les yeux, surpris. Artiste peintre de passage, je cherche des modèles nus. Des hommes lambda. Il mord à l’hameçon. Rendez-vous demain, 13e arrondissement, immeuble grisâtre, huitième étage. Studio loué pour l’été, tubes de peinture éclatés, odeur de térébenthine et de solitude.
Je le fais passer le paravent. Nu, profil assis, bras sur cuisses. Mon fusain gratte le papier, traits vifs. Son dos se crispe, il pose des questions banales. Je réponds sec, absorbée. Pose debout, face à moi. Son corps correct, sexe au repos. Je le détaille, lèvres pincées. Chute de reins à moi qui appelle, seins menus sous pull noir. Pause café, il rit : ‘Essayez-moi.’ Vexée, je tourne le dos.
L’Approche : Rencontre imprévue dans le bus
Jour deux, Manon là, blonde bouclée, pétillante, modèle du matin. Elle reste, dicte les poses. Rires fusent, Cécile s’anime – moi, anonyme. Manon m’effleure en tournant autour de lui, seins contre son dos. Son sexe gonfle, érige. Je croque la verge raide, veines saillantes, gland luisant au pastel. Souffle chaud sur sa peau, à genoux. Dîner brasserie, banquette rouge, musique tonitruante. Pied nu qui remonte sa jambe, genou, frôle l’intérieur cuisse. Il scrute nos yeux complices. Manon le raccompagne, je descends en premier, bise longue, regret dans l’air.
Matinale confuse. Il sonne, dix heures. Air froid. ‘Manon à ton goût ? Tu l’as sautée, cette blonde !’ Jalousie hoquetée, dos à la fenêtre ouverte, bruits de rue en bas. Il approche, effleure ma joue. Je craque, l’embrasse fiévreux. ‘Je veux te faire tout ce qu’elle t’a fait, et plus.’ À genoux, j’ouvre sa braguette. Verge dure entre mes paumes longues. Langue sur gland, je l’avale, yeux dans les siens. Il guide ma tête, baise ma bouche profonde, gorge cognée.
L’Explosion : Jalousie et sexe déchaîné
Je me relève, on s’embrasse saliveux. Nu tous deux, je le lèche, il me dénude. Seins pointus sucés, toison rase. Par terre, langue sur clito tendu, il me butine. Je cabre, crie, vagin ouvert, langue dedans. Il me pénètre, on roule enfiévrés. À la fenêtre, huitième, cambrée, cul offert. ‘Personne ne voit.’ Il enfonce chatte, puis anus serré. Je hurle, ondule violente, sueur collant cheveux. Orgasme anal, son sperme chaud dedans.
Chaque jour cet été, baise rituelle dans l’atelier. Corps marqués, cris perdus dans Paris bruissant. Puis valise bouclée, clés rendues au proprio. Bus de nuit, ronron vers ailleurs. Lui reste, écho de nos fluides sur carrelage. Anonyme repart, sans trace, libre.