Anonyme : Le Frisson Interdit d’une Nuit en Hôtel Lointain
Le ronronnement sourd du moteur de l’avion s’est tu depuis des heures. Je pose ma valise dans la chambre d’hôtel, lit blanc impeccable, draps frais qui sentent le propre et l’inconnu. Ville étrangère, lumières tamisées filtrant par les rideaux. Loin de lui, de la routine, de la loyauté qui m’étouffe. Ici, je suis Anonyme. Personne ne sait. Le bar de l’hôtel appelle, verre de vin rouge en main, musique jazz feutrée. Nos regards se croisent. Toi, voyageur comme moi, costume froissé, sourire en coin. Un signe de tête. Je ne résiste pas. Le cœur bat fort, cuisses qui se serrent déjà. On parle peu. Mots inutiles. Ta main effleure la mienne. Électricité. ‘Monte avec moi’, murmures-tu. L’ascenseur vibre, nos corps se frôlent. Portes s’ouvrent sur ma chambre. Liberté géographique. Interdit savoureux. Je te veux. Une parcelle de toi sur ma peau en sueur.
La porte claque. Tu me plaques contre le mur, froid du plâtre sur mon dos. Tes lèvres écrasent les miennes, langue invasive, goût de whisky et de vice. ‘T’es à qui, toi ?’, grognes-tu. ‘À personne ce soir’, haleté-je. Mains partout. Tu déchires mon chemisier, boutons qui volent. Seins nus, tétons durs sous tes doigts rugueux. Je gémis, tête qui bascule. ‘Putain, t’es trempée déjà’. Ton index glisse sous ma jupe, dans ma culotte, trouve mon clito gonflé. Je mords ton cou, ongles dans tes épaules. Lit blanc en désordre. Tu me jettes dessus, draps qui crissent. Je t’arrache la ceinture, pantalon tombe. Ton sexe dressé, veines saillantes, bout luisant. ‘Suce-moi’, ordonnes-tu. Bouche grande ouverte, je l’engloutis. Langue qui lèche, suce fort, bruits humides qui claquent dans la nuit de la ville. Klaxons lointains masquent nos grognements. Tu me retournes, cul en l’air. ‘Je vais te défoncer’. Entrée brutale, ton gland qui force, me remplit d’un coup. Cris étouffés dans l’oreiller. Va-et-vient sauvages, peau contre peau, claquements sourds. ‘Plus fort, baise-moi comme une chienne’. Tes mains sur mes hanches, bleus demain. Je jouis la première, spasmes violents, jus qui coule sur mes cuisses. Tu continues, sadique. ‘Tiens, prends ma queue’. Orgasme à toi, semence chaude qui gicle au fond, déborde. On s’effondre, transpirations coupables sur le lit blanc. Souffles haletants, culpabilité qui monte déjà. Obsession charnelle assouvie. Petite mort.



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