Anonyme à Venise : Baise Brute à l’Hôtel Danieli
Le ronronnement du vaporetto s’estompe sur le Grand Canal. J’arrive à l’Hôtel Danieli, essoufflée, valise à roulettes grinçante sur les pavés humides de Venise. La nuit tombe, lourde d’humidité vénitienne. Le lounge exhale un parfum de cuir vieilli et de jasmin fané. Je m’affale dans un fauteuil crapaud, verre de prosecco à la main. Loin de Paris, de Nohant, de mes chaînes invisibles. Ici, je suis Anonyme. Personne ne sait qui je suis. Le barman glisse une olive dans mon verre. Ses yeux s’attardent, mais ce n’est pas lui.
Il surgit du fond de la salle, grand, cheveux noirs en bataille, veste cintrée comme un officier d’un autre temps. Italien ? Vénitien peut-être, ou voyageur comme moi. Nos regards se croisent. Électrique. Il s’approche, commande un negroni. ‘Prima volta a Venezia?’ Sa voix rauque, accent chantant. Je hausse les épaules, lèvres humides de bulles. ‘Toujours en passage.’ On parle peu. Le canal clapote dehors, lumières dansent sur l’eau noire. Sa cuisse frôle la mienne sous la table basse. Chaleur monte. ‘Ta chambre ou la mienne?’ murmure-t-il. Pas de noms. Pas de promesses. Je vide mon verre. On se lève.
L’Approche dans la Lumière Tamisée
L’ascenseur grince, vieux mécanisme. Ses mains déjà sur mes hanches, pressent le tissu de ma jupe. Odeur de son aftershave, musc et mer. Ma clé tremble dans la serrure. Chambre 312, vue sur la lagune. Draps frais craquent sous nos corps. Lumières de la gondole glissent au plafond. Liberté totale. Loin des salons guindés, des amants compliqués comme Musset ou Constant. Ici, juste la chair.
Il me plaque au mur, bouche vorace sur mon cou. ‘Dimmi che vuoi,’ grogne-t-il. ‘Baise-moi fort.’ Chemisier arraché, soutif jeté. Ses doigts rauques pincent mes tétons durcis. Je gémis, ville entière semble retenir son souffle. Il descend, lèche ma peau salée de voyage. Jupe relevée, culotte arrachée d’un coup sec. Sa langue fouille ma chatte trempée. ‘Sei bagnata da morire.’ Je mords mon poing pour ne pas hurler. Bruits mouillés se mêlent au clapotis lointain des vagues.
Explosion et Disparition Fulminante
Je le pousse sur le lit. Sa queue dressée, veinée, énorme. Je la happe, suce goulûment, salive coule sur mes mentons. Il jure en italien, mains dans mes cheveux. ‘Cazzo, sì!’ Je grimpe, guide son gland contre mes lèvres gonflées. Un coup de reins, il s’enfonce d’un trait. Pleine, éclatée. Je chevauche, seins ballottent, claquements de peaux résonnent. Sudation colle nos corps. Il retourne la bête, me pilonne à quatre pattes. ‘Prends-moi comme une chienne.’ Paumes sur mes fesses, claques sèches. Sa queue cogne profond, prostate mon clito contre le matelas. Orgasme monte, tsunami. Je jouis en criant, murs tremblent. Il explose dedans, sperme chaud gicle, ruisselle sur mes cuisses.
On halète, corps emmêlés. Dix minutes chrono. Pas un mot tendre. Il se rhabille, embrasse mon épaule. ‘Grazie, bella.’ Porte claque doucement. Je reste là, chatte palpitante, draps froissés. Douche rapide, eau brûlante lave les traces. Valise bouclée en cinq minutes. Réceptionniste somnole, clé rendue. Vaporetto de nuit, brume enveloppe la cité. Demain, Rome ou ailleurs. Lui ? Oublié. Je suis repartie, Anonyme intacte. Frisson gravé, juste pour moi. Venise avale le secret.