Rencontre Anonyme en Hôtel : Mon Sodome Voyageur d’Août 2012
Le ronronnement des moteurs s’est tu depuis une heure. J’ai atterri à Paris, valise à roulettes claquant sur le marbre froid de l’hôtel. Loin de mon quotidien, de mon mari convalescent, de nos jeux redevenus fous. Ici, je suis Anonyme. Personne ne sait qui je suis. Le bar du lobby exhale une lumière tamisée, jazz feutré en fond, verres qui tintent comme des promesses. Je m’assois au comptoir, jupe crayon moulant mes cuisses gainées par des années de gym. Un verre de gin tonic condense déjà. Il arrive. Costume froissé d’entrepreneur, regard fatigué mais affamé. ‘Voyage d’affaires ?’ Sa voix rauque perce le brouhaha. Je souris, croise les jambes, laisse entrevoir la dentelle. On parle boulot, absences, libido en berne. Ses yeux glissent sur mes seins refaits, soulignés par un décolleté osé. Le frisson monte. Pourquoi résister ? C’est l’imprévu que je cherche. ‘Montons ?’ murmure-t-il. Je vide mon verre, main sur son bras. Ascenseur. Silence chargé. Sa main effleure ma fesse. Je ne recule pas.
Porte claque. Chambre anonyme, draps frais comme une peau vierge. Lumière de la ville filtre par les rideaux. Il me plaque au mur, bouche vorace sur la mienne. ‘T’es une salope en voyage, hein ?’ grogne-t-il. ‘Baise-moi comme si c’était la dernière,’ je réponds, voix basse, animale. Robe zipée d’un coup, soutien-gorge arraché. Ses lèvres sur mes tétons durs, mordants. Je défais sa braguette, sa queue jaillit, raide, veinée. Je m’agenouille, gorge profonde direct. Glougloutis obscènes, salive coulant sur mes mentons. ‘Putain, avale tout,’ halète-t-il. Ma langue tournoie, main sur ses couilles. Il me relève, me jette sur le lit. Jambes écartées, il plonge entre mes cuisses. Langue experte sur mon clito, puis plus bas. ‘Ton cul, je le veux.’ Je gémis, pousse son visage là. Rosebud palpitant sous sa langue pointue. Doigts salivés, un, deux, trois. ‘T’es prête pour ma bite ?’ ‘Défonce-moi l’anus, salaud.’ Il crache, aligne son gland. Pression. Déchirure exquise. J’hurle, ondes de plaisir-pain. Il enfonce, tunnel étroit qui s’ouvre. Coups de reins rageurs, lit qui grince, ville qui bruit dehors. ‘T’es plus serrée qu’une vierge !’ Je me cambre, ongles dans son dos. ‘Plus fort, remplis-moi !’ Orgasme me secoue, muscles qui se contractent autour de lui. Il jouit, jets chauds inondant mes entrailles. Sperme coule quand il sort, visqueux, marque de notre folie.
L’Approche : Liberté et Premier Regard au Bar
Corps en sueur emmêlés, souffles courts. Il ronfle vite. Minuit passé, néons clignotent. Je me lève, fraîcheur des draps sur ma peau moite. Valise bouclée sans bruit. Cul encore douloureux, saveur de sperme en bouche. Je glisse la clé sur la table, note : ‘Merci pour la parenthèse.’ Portière de taxi claque dehors. Retour à l’aéroport, anonyme redevenue voyageuse. Lui se réveillera seul, souvenirs flous d’une baise de feu. Moi ? Prête pour la prochaine escale, désirs intacts, traces effacées.