Anonyme à l’Hôtel : Ma Baise Endormie et Disparition Sans Regrets
Le ronronnement sourd du climatiseur. Chambre 312, hôtel anonyme en bord de ville inconnue. Draps frais, odeur de propre chimique. Dehors, la nuit pulse : sirènes lointaines, moteur d’un taxi qui s’éloigne. Je suis Anonyme ici. Loin du quotidien, des gosses, du mari rassis. Liberté brute, désirs qui bouillonnent.
Bar lounge en bas. Lumière tamisée, verres qui tintent. Lui, accoudé au comptoir. Cheveux en bataille, chemise ouverte sur torse poilu. Yeux qui accrochent les miens. Sourire carnassier. ‘Voyageuse ?’ Sa voix rauque perce le jazz feutré. On parle. Peu. Bière fraîche qui coule. Son genou frôle ma cuisse. Frisson électrique. ‘Montons’, je murmure. Pas de nom. Pas d’histoire. Juste ce soir.
L’Approche
Escalier moquetté, ascenseur qui vibre. Sa main sur mes fesses. Porte claque. Baiser vorace. Langues qui s’emmêlent, goût de whisky et tabac. Je le pousse vers la salle de bain. ‘Va fumer une clope dehors. Je prépare la surprise.’ Il ricane, sort. Seule, je me déshabille. Corps nu devant le miroir. Seins lourds, poignées d’amour douces. Chatte rasée, lisse comme un appel.
Huile comestible sur la table de chevet. Gode violet, fidèle comparse. Allongée, jambes écartées. Doigts qui glissent sur le clito. Vibrations qui montent. Je pense à sa bite, à ce qu’il va me faire. Orgasme musclé, corps arqué. Sueur perle. Puis somnolence. Drap rabattu. Endormie, offerte.
Porte grince. Ses pas lourds. Il lit mon mot : ‘Suzie est de retour. Prends-moi comme tu veux.’ Lumière d’écran vacille sur ma peau. Il s’agenouille. Nez entre mes cuisses. Humme mon jus. ‘Putain, t’as joui pour moi.’ Gode luit encore, bannis entre lèvres gonflées.
L’Explosion
Son gland pousse. Doux, lent. Me pénètre dans mon sommeil feint. Chaleur qui envahit. Sa queue palpite, remplit. Il accélère. Coups de reins sourds, claquements humides perdus dans le bourdonnement de la clim. Je reste immobile, respire calme. Il gémit. Jouis vite, brûlant dedans. Semence coule, lente lave.
Ses doigts récupèrent. Étale sur ma fente. Gode qui tourne, langue sur clito. Frissons. Je craque. Bassin ondule. ‘Baise-moi fort !’ Il rit, sauvage. Me retourne. Cul en l’air. Bite qui claque, profonde. ‘T’es une salope anonyme.’ Dialogues sales : ‘Lèche mon trou.’ ‘Défonce-moi.’ Orgasmes en chaîne. Râles étouffés, lits qui grince. Ville dehors indifférente.
Aube grise filtre. Corps fourbu, marqué. Il dort, repu. Je me lève. Douche rapide, fraîcheur piquante. Valise zippée en silence. Clés sur table. Mot : ‘Suzie s’efface. Merci pour la nuit.’ Porte claque doucement. Taxi ronfle déjà. Retour au train, à l’anonymat. Lui ? Un souvenir luisant, vite effacé. Prochaine escale m’attend.